Ces p’tites heures

En deux mots
Prix de L’Extra Court au Poitiers Film Festival 2018 !

 

Synopsis
À Paris, une nuit d’été, une femme à sa fenêtre rêve les activités nocturnes de son voisinage.

 

Pour aller plus loin
Confectionné entre les murs de l’école Georges-Méliès d’Orly, Ces p’tites heures est un film d’atmosphère évanescent et délicat, qui plonge dans la moiteur d’une nuit d’été en ville, lorsque chacun vit avec les fenêtres ouvertes afin de profiter d’un peu de fraîcheur nocturne, lorsque le sommeil est particulièrement difficile à trouver. Ainsi, l’héroïne du film, en tenue légère, profite tranquillement de ces “p’tites heures”, celles où la nostalgie saisit le plus aisément, comme l’explique une voix de radio – joliment baptisée Nuits blanches. Observant les fenêtres allumées autour de son immeuble, la jeune fille pénètre entre réalité et fantasmes dans la vie d’inconnues – car il s’agit ici exclusivement de femmes, l’élément voyeurisme étant écarté au seul profit d’une simple curiosité aiguisée par cette heure avancée, comme suspendue.

La bande-son, forcément, est au diapason, mêlant, voix, bruits de la ville et chansons volontiers désuètes – qui se souvient encore de Berthe Sylva ? – pour saisir un moment où des solitudes se rejoignent littéralement, de façon métaphorique, quand une intimité est créée malgré soi et que l’on vit, pour une fois, avec ceux qui habitent tout près et qui restent pourtant, normalement, de parfaits inconnus.

Les aplats de couleur, tout en sobriété, utilisés en 2D pour les personnages sur un décor en 3D plus réaliste, achèvent de laisser s’exhaler tout le charme d’une œuvre d’école sélectionnée dans une bonne trentaine de festivals internationaux tout au long de l’année 2018.

 

Placé devant le film : « Douleur et gloire »

  • De : Judith Herbeth, Inès Brini, Julien Cortey
  • Avec :
  • Durée du film : 4min23